Sundo (Kuksŏndo)

Le Sundo (coréen : 선도), transcrit Seondo selon la romanisation révisée du coréen et Sŏndo selon le système McCune-Reischauer, est une pratique interne coréenne rattachée au taoïsme. Elle réunit méditation, respiration et postures corporelles codifiées. En France, la forme abrégée Sundo est la plus utilisée ; l’appellation complète Kuksŏndo (국선도) reste celle de l’usage coréen.

Le Kuksŏndo travaille à la fois le corps, l’attention et l’énergie interne. Sa pratique s’appuie sur la respiration abdominale, le maintien de postures précises et des exercices destinés à faire circuler le Qi, ou énergie vitale. L’objectif est d’unifier le souffle, la posture et la concentration.

On le rapproche parfois du yoga indien ou du Qi Gong chinois, en raison de son travail respiratoire et méditatif. Le Kuksŏndo garde toutefois une identité coréenne marquée : il suit une progression organisée en tableaux et s’inscrit dans la tradition taoïste coréenne.

Le Kuksŏndo est une pratique interne centrée sur le travail du souffle, des postures et de la méditation. La notion de « Ki », équivalent coréen du « Qi » chinois y désigne l’énergie interne mobilisée par la respiration en cohérence cardiaque et la concentration

Sa théorie rejoint celle de l’acupuncture : l’action se porte sur les méridiens du corps afin de favoriser la détente, le calme intérieur et l’équilibre général. Les exercices de base, bien que doux, développent la force, la souplesse, l’équilibre et la perception interne. Avec une pratique régulière, le pratiquant aborde ensuite des formes de méditation plus profondes en allongeant de plus en plus la respiration, ce qui prolonge ce travail interne

Une séance de Kuksŏndo se déroule généralement en trois temps : préparation du corps, travail principal du souffle et de l’énergie interne, puis étirements et circulation du Qi

La première partie prépare le corps par des étirements et des auto-massages. Cette phase met le pratiquant en condition et stimule la circulation énergétique dans les méridiens

La deuxième partie constitue le centre de la séance. Elle repose sur des postures tenues, organisées en tableaux ou en niveaux. Ces postures s’accompagnent d’une respiration abdominale profonde, dans le « Danjeon », (단전, 丹田), littéralement « champ de cinabre », centre énergétique situé dans le bas-ventre dans les pratiques internes coréennes. Le nombre de postures, leur durée et leur difficulté varient selon le niveau du pratiquant

Selon le niveau, des exercices de visualisation peuvent s’ajouterau travail postural et respiratoire. Ces techniques accompagnent le travail de rétention du souffle et la circulation du Qi.

La troisième partie comprend des étirements, des torsions et des exercices de renforcement. Elle vise à faire circuler l’énergie dans l’ensemble du corps et à relâcher les tensions musculaires

Comme la médecine traditionnelle chinoise, le Kuksŏndo fait référence aux cinq éléments et à l’équilibre du Yin et du Yang, dans le cadre des traditions taoïstes